savoir vouloir OSÉ se taire
LE KINDOKI
TRADITION
Diomandé Douan
4/1/202655 min read


Introduction : l'Africain a perdu ses repères
J'avertis le monde : attention à la manière dont on nous a fait croire que le monde fonctionne. C'est faux. Nos ancêtres avaient raison.
Ils avaient raison parce que c'étaient des gens qui expérimentaient. Ils n'étaient pas dans la simple croyance. C'est pourquoi ils s'arrangeaient pour que la personne puisse avoir le ma – l'intelligence de la nuit.
Pour contrôler le visible, il faut avoir le ma. Cette intelligence de la nuit te permet de garder ta propre famille, tes propres enfants, et même de te protéger toi-même. Parce que la nuit est dangereuse – en Afrique, mais même en Europe.
Le blanc, on les a fait taire. Et même quand il voit une maison hantée par des mauvais esprits, il ne veut pas croire à la réalité. Il appelle ça un "déni de réalité" – jusqu'à ce qu'il devienne psychopathe. Au lieu de résoudre le problème spirituel, on lui donne des médicaments.
L'Africain d'aujourd'hui : un peuple qui ne sait plus d'où il vient
L'Africain d'aujourd'hui a perdu les repères. C'est un Africain qui ne sait pas ce qu'il doit réellement faire. C'est triste, parce que le Noir, l'Africain d'aujourd'hui, ne sait pas d'où il vient.
Comme on dit toujours dans les sciences sacrées : un voyageur intelligent, c'est celui qui sait d'où il vient et où il va.
Tu dois savoir d'où tu viens et où tu vas. Parce que dès l'instant où tu perds ces deux notions – ton origine et ta destination – tu es perdu.
Dans la vie en général, vous avez des gens comme ça : des personnes déjà perdues. Ces personnes sont perdues parce qu'elles ne savent pas d'où elles sortent, d'où elles viennent. Elles ne sont pas conscientes de leur maladie.
De façon générale, le fou n'est pas toujours conscient de sa folie. Quand tu vois un fou, le fou n'est pas conscient de sa folie. Si le fou était conscient, il prendrait conscience. Mais comme il est fou, il ne peut pas prendre conscience. C'est la preuve qu'il est fou.
C'est pourquoi quand tu vas dire à un fou qu'il est fou, le fou te traite de fou. Et quand le fou te traite de fou, entre vous deux, qui est vraiment fou ?
C'est ce qui se passe en Afrique.
Nous sommes Africains. Quand tu vois l'Africain dans ses agissements, dans ses comportements, dans sa vision du monde, c'est quelqu'un qui est devenu presque fou. Un fou parce qu'il ne sait pas pourquoi il est là. Il ne sait pas quel rôle il est censé jouer. Il n'est pas conscient de sa folie.
C'est ce qui est devenu notre Afrique aujourd'hui.
Tout n'est pas hasard
Tout cela n'est pas le fruit du hasard. Tout a été étudié, calculé, maîtrisé.
Quand tu vois quelqu'un se comporter, agir, faire des choses – tout ce qu'il fait n'est que le résultat de son système de croyance. Ce qui te définit dans la vie, c'est ton système de croyance. Comment crois-tu ? Quelle est ta façon d'interpréter l'univers, la vie, et tout ce qui nous entoure ?
Le système de croyance, c'est ça qui nous définit dans la vie.
Kindoki : un mot dévoyé
Pour comprendre la notion du Kindoki, prenons le micro et posons la question aux Africains – nous les Congolais d'abord, du Congo-Brazzaville, de la RDC, du Gabon, et tout.
Kindoki, on connaît ça dans nos langues. On dit le kindoki – c'est quoi ? Tu vas écouter les gens te dire : « Sorcier. » Dès que tu dis « C'est quoi un kindoki ? », la personne te répond « Sorcier » sans réfléchir.
Et si tu lui dis « Le sorcier, c'est qui ? », il te dira que c'est celui qui fait du mal, qui ensorcelle les autres, qui jette des sorts. Donc le sorcier, c'est un malfaiteur.
C'est rentré dans nos mœurs. C'est devenu normal.
Mais nous oublions : comment sommes-nous arrivés à appeler "sorcier" le kindoki ? Et comment sommes-nous arrivés à appeler "sorcellerie" ce qui est diabolique, satanique, obscur ? Ce n'est pas par hasard. C'est une transmission de génération en génération.
Si nous prenons notre réalité africaine, s'il y a vraiment des gens qui nous font du mal, ce ne sont pas les sorciers. Ce sont des vampires.
L'origine du mot "sorcellerie" : une invention occidentale
Comment sommes-nous arrivés à la notion de sorcellerie ? C'est l'Occident.
La peur que nous avons de la sorcellerie n'est pas née des Africains. Ce n'est pas né de nous, les Bisukom. Ce sont les Occidentaux, influencés par la pensée chrétienne depuis des années, qui avaient pour mission de combattre tout ce qui pratiquait la sorcellerie.
Dans leur concept, leur définition, pour les Blancs, la sorcellerie, ce sont des opérations magiques qui impliquent la présence de Satan pour faire du mal. Un sorcier travaille avec le diable pour nuire à la société.
Les Blancs, par la pensée chrétienne, avaient déjà catégorisé ce qu'on appelle les sorciers. Nous sommes dans les années 1800 – on n'est pas encore arrivé à la période africaine. Mais déjà, les Occidentaux, avec la pensée chrétienne, commencent à combattre tous ceux qui ne croient pas dans leur mission de christianisme. Et ils vont les catégoriser.
Tous les chercheurs, les initiés, ceux qui avaient la connaissance initiatique, ont été considérés comme des sorciers.
La stratégie ici, c'est de récupérer les secrets que détiennent les initiés, de les présenter au public comme des malfaiteurs, pour qu'ils soient bannis de la société – après avoir récupéré leurs secrets.
Quand on apprend que là-bas il y a un chercheur, un mystique, un initié qui détient le savoir secret, l'Église va venir le récupérer de force. L'armée est dirigée par eux. On va le torturer pour qu'il livre les secrets. Une fois qu'il aura livré les secrets au prêtre, on l'expose, on l'exécute publiquement pour montrer que voilà un pratiquant de la sorcellerie.
De 1600 à nos jours, des milliers d'initiés hautement avancés ont péri sous l'Église catholique.
La rencontre avec les Occidentaux : le début des malheurs
Quand Diego Kao découvre soi-disant le Congo en 1842, on dit que c'est lui qui a découvert – comme si nous n'existions pas. Nos ancêtres n'existaient pas.
Mais ce qu'il découvre, c'est un peuple avancé, structuré, qui n'est pas des sauvages. Un peuple civilisé, plus que les Blancs, avec une civilisation maîtrisée, un savoir organisé. Ils ont l'agriculture, l'élevage, l'eau à côté d'eux, la métallurgie, un système politique, un système religieux à un niveau tellement avancé qu'il y a l'équilibre dans la société.
C'est un peuple structuré, organisé, qui vit dans le bonheur. C'est ça, les Congo. Ils vivaient dans le bonheur. Il n'y avait pas de guerres à cette époque. Le pouvoir politique et le pouvoir scientifique étaient soumis sous l'autorité spirituelle. C'est carrément l'Égypte reproduite.
Et on nous a mis ça dans les livres d'histoire pour embrouiller le cerveau de nos enfants. Aujourd'hui, l'enfant dit que le Congo a été découvert par Diego Kao en 1842. Il faut que ça s'arrête. Il faut qu'on arrête de nous mentir.
Quand ce Diego Kao vient découvrir soi-disant le Congo, c'est la rencontre entre les Occidentaux et nous. Et cette rencontre, c'est là que les malheurs du peuple bantou ont commencé.
La stratégie : la Bible comme arme
D'abord, le Blanc a commencé à présenter l'Évangile. Parce qu'il a dit : si j'attaque par la force, ça sera difficile. Ces gens sont forts. Il faut que je me présente comme un ami.
Il envoie les prêtres. On commence à faire les partages de la Bible. Comme les Témoins de Jéhovah, il vient avec la Bible chez toi à la maison : « On va étudier les écritures, mon frère. » Derrière ça, il a quelque chose dans la tête. Toi, tu penses que c'est un ami, un frère – mais tu ne sais pas à quoi il pense.
Il n'y a pas une arme plus puissante que les Occidentaux utilisent, qui est plus que la Bible.
On a converti le roi. Le roi est devenu chrétien. Il a oublié l'ancestralité, tout ce qu'il maîtrisait. Pourtant, le roi était plus puissant et plus fort. On lui a fait croire qu'il n'aura pas le bon nom, que le bonhomme se trouve au paradis.
Le roi a cru qu'en devenant chrétien, il va avoir le paradis. Tandis qu'il vivait déjà dans le paradis qu'on appelle Mazaongo conantila. C'était un paradis.
Dès que le roi s'est converti, tous ceux qui étaient derrière lui se sont convertis. L'enchaînement a commencé. L'Église a commencé à monter.
Mais quand il vous convertit, il récupère tout ce que vous avez. Parce qu'il sait que c'est ça le pouvoir.
Le vol du savoir
C'est comme ça que nos statuettes sont parties. Les masques sont partis. Tout ce qu'on détenait est parti. Parce qu'ils savaient qu'il y avait quelque chose à l'intérieur. Ce n'étaient pas des idiots. Ils connaissaient l'histoire. Ils savaient que ces gens détenaient un pouvoir. Depuis l'Égypte, ils n'avaient pas pu l'avoir. Maintenant, ils nous ont poursuivis ici. Il faut récupérer ça.
Mais si on leur dit « Donnez-nous ça », ils n'accepteront pas. Il faut d'abord les convertir au christianisme. Et comme les lois du christianisme disent : si tu es converti à Jésus, tu dois brûler tout ce que tu as. Parce que c'est diabolique, satanique.
Voilà comment ils ont commencé à introduire la notion de sorcellerie pour dire que ce que vous faites, c'est de la sorcellerie. Vos rituels, c'est de la sorcellerie. L'invocation des ancêtres, des morts, c'est de la sorcellerie. Vos statuettes, vos amulettes, c'est de la sorcellerie. Par conséquent, il faut les brûler, les jeter en enfer.
Petit à petit, ils ont récupéré le vrai savoir. Je dis bien le vrai savoir. C'est ça qu'ils ont pris. Et on nous a laissé la Bible.
L'Afrique aujourd'hui : des chrétiens numéro 1
Aujourd'hui, nous sommes devenus les chrétiens numéro 1 – plus que les Occidentaux eux-mêmes.
Mais si vous voulez revenir sur la spiritualité congolaise, prenez le temps de faire un recul en arrière. Mettez d'abord les écritures de côté. Tout ce qu'on nous a expliqué sur la Bible, c'est bien. Je sais qu'il y a beaucoup de théologiens qui ont avalé la Bible de la Genèse à l'Apocalypse. Ce n'est pas grave.
Mais mets d'abord un peu la Bible de côté et commence à étudier le royaume Congo. Essaie de rentrer dans leur psychologie pour comprendre ce qu'ils maîtrisaient. Et tu vas te rendre compte qu'il y avait beaucoup de choses qu'on a ignorées.
La cosmogonie Congo : simple et profonde
L'univers Congo, la cosmogonie Congo, est simple. Tellement simple. Et je trouve qu'elle est plus proche de la réalité, plus proche de la vérité.
Les Congo divisent le monde en deux, forment un cercle qu'on appelle l'univers, et le séparent par une ligne de démarcation au centre. Ils disent : là, vous avez le monde visible. Et séparé par une ligne de démarcation qu'on appelle Kaloua, vous avez le monde invisible.
C'est tout aussi simple que ça. Nous avons ici deux mondes :
Le monde visible, qu'on appelle Né – le monde du jour, le monde diurne.
Le monde invisible, qu'on appelle Pembé.
Est-ce qu'ils avaient lu la Bible ? Non. Ils n'étaient même pas en contact avec le christianisme. Mais déjà, dans leur pratique, ils savaient qu'il y avait le visible et l'invisible. Non seulement ils croyaient à ça, mais ils avaient la possibilité déjà d'opérer dans ces deux mondes. Je dis bien d'opérer dans ces deux mondes.
C'était pas quelque chose d'étonnant. C'était naturel. Tout Congo savait qu'on peut agir dans le visible et qu'on peut agir dans le monde invisible. Il y a un rapport direct entre les deux mondes. Ce rapport entre le visible et l'invisible, c'est ça qui contribue au bonheur de la communauté.
Le bonheur de la communauté
Les Congo ne pouvaient pas concevoir un bonheur individuel. L'individualisme est venu avec les Occidentaux. C'est chez les Occidentaux que chacun est dans son bonheur personnel, privé, individuel. C'est l'égoïsme.
S'il y a quelque chose qui peut barrer la route vers la spiritualité, c'est l'ego. Le Congo avait déjà dépassé ces notions d'ego. Quand l'enfant naissait, dès qu'il grandissait dans la communauté, on lui apprenait à être dans la communauté. Tu ne pouvais pas avoir une vie isolée, "moi je suis bien tout seul". Non. Tu dois contribuer au bonheur de ta communauté.
C'est une notion profonde en spiritualité. Qu'est-ce qu'un spirituel ? Un spirituel, c'est quelqu'un qui va cesser de rechercher son propre bonheur et qui va se battre pour le bonheur de la société.
C'est pourquoi il est différent de celui qui n'est pas spirituel. Il ne faut pas confondre spiritualité avec religion.
L'homme spirituel, c'est quelqu'un qui sait qu'il faut d'abord préserver le bonheur de la communauté, de la société, du bonheur du clan. Parce qu'on appartient à une famille, à une tribu, à un clan. Je dois travailler pour le bonheur du clan, du village.
C'est l'esprit Congo à la base. Le centre de ça, c'est l'amour. Parce que pour que tu contribues au bonheur de la communauté, il te faut avoir l'amour.
Le Muntu et les deux mondes
Au centre entre l'invisible et le visible, il y a ce qu'on appelle le Muntu. C'est fini. Il n'y a pas autre chose. Il y a le Muntu.
Mais le Muntu, c'est qui ? Le Muntu, c'est la personne vivante. Mais c'est aussi le vivant-mort. Donc il n'y a pas que le Muntu visible. Quand on parle de l'onction de Muntu, ça implique également ceux qui sont partis. Parce que les morts, chez les Congo comme chez les Égyptiens, ne sont jamais morts.
Donc, nous pensons que dans une communauté, on est constitué à la fois des vivants et des vivants de l'autre côté. C'est la pensée Congo.
Au centre, vous avez le Muntu. Et la ligne de démarcation entre le visible et l'invisible s'appelle Kaloua. La frontière qui sépare les deux mondes.
Quand vous êtes en famille, vous vous asseyez dans le village. Il n'y a pas que les vivants. Si on vous dit « Vous êtes combien ? », vous dites « Nous sommes dix ». Non. Vous êtes au-delà de dix. Vous avez dix êtres vivants qui sont là. Mais il y a aussi les ancêtres, les esprits de l'autre côté, qui sont avec vous.
Les Congo vivaient en harmonie constante avec les habitants du monde invisible.
Congo : un mot sacré
Il faut encore revenir pour dire que cette notion de Congo n'a rien à voir avec l'ethnie Congo. Erreur. Congo, ça veut dire simplement l'univers – Congo Dambumba. L'univers s'appelle Congo. Et Dieu aussi, dans leur esprit, s'appelle Congo.
Parce que la profondeur du mot Congo, ça veut dire éveillé. Ça veut dire celui qui est éveillé à l'amour véritable. Comme le mot "vénérable" – c'est celui qui est apte à aimer les autres sans attendre quelque chose en retour. C'est ce qu'on appelle, dans l'initiation, dans la voie, l'amour désintéressé.
Cet amour désintéressé est différent de l'amour par intérêt. La plupart des humains sur terre aiment que par intérêt. En réalité, sur terre, le vrai amour n'existe pas. C'est une illusion. Les gens n'aiment pas les autres. Ils aiment les gens en fonction d'un intérêt. Quand il n'y a pas d'intérêt, l'amour cesse.
C'est comme ça que les hommes ordinaires vivent. Mais dans l'univers Congo, l'amour n'a rien à voir avec l'intérêt. Pourquoi ? Parce que cet amour est d'abord un amour pour le bonheur de la communauté.
Les ancêtres : bakulu et mikuyu
Au-delà de ces notions, il y a la notion des ancêtres.
Il y a des ancêtres qu'on appelle les bons ancêtres – les bakulu. Et les mauvais ancêtres – les mikuyu.
Quand on parle de mikuyu, ce sont les mauvais ancêtres. Ce n'est pas le diable. L'Africain n'a pas la notion du diable. La notion du diable vient des Occidentaux, à cause de leur religion fausse, leur fausse religion chrétienne fabriquée par Constantin – un vrai bandit – qui a mis Jésus en tête comme fondateur de l'église. Stratégie politique.
Le pauvre ne connaît rien de leur christianisme. Parce que Jésus lui-même, en tant qu'initié de la tradition africaine égyptienne, n'a fait que prononcer les principes de Congo. Ce que Jésus a enseigné, c'est la tradition Congo – la sagesse, ngangu, l'amour, lendo zola.
Le zola, c'est ce qu'on appelle l'amour – pas le zolo, l'amour entre homme et femme. Non. Zola : aimer ton prochain comme toi-même. Zola n'pangakou : aime ton prochain comme tu t'aimes toi-même. C'est cette philosophie. Il n'a pas inventé ça. C'est un grand initié. Il a pris ça où ?
De 12 ans à 30 ans, ce monsieur était où ? Qui nous explique ce vide ? 12 ans à 30 ans – c'est presque la totalité de la formation d'un individu. C'est là que l'être se forme, que la personnalité et sa mission se définissent.
Ils ont créé un vide. C'est fait exprès. Parce qu'ils savent que s'ils disent ça, ça va fausser tout le programme. On l'a présenté comme le fils parfait de Dieu qui n'avait jamais connu de péché. Par conséquent, si on dit qu'il avait appris quelque part, ça n'aura pas de sens.
Comment un enfant de Dieu, comment Dieu va encore apprendre ?
Mais il s'est fait initier dans les traditions africaines d'Égypte. À cette époque, l'Égypte était le grand dragon des corps du savoir. Il ne pouvait pas passer à côté. Il fallait qu'il passe par là.
Les bons ancêtres
Revenons à la pensée Congo.
Les ancêtres – les bakulu – sont des humains qui, pendant leur existence terrestre, n'ont fait que du bien à la communauté, à leur famille, à leur village, à leur tribu, à leur clan. Ce sont des gens qui ont fait du bien dans la société. Ces gens-là, quand ils meurent, ils deviennent ce qu'on appelle les bakulu. Ils intègrent le collectif invisible des bakulu. Ils vont rejoindre les autres qui ont commencé ça avant eux.
Quand quelqu'un au sein de la communauté était un malfaiteur, un kindoki – celui qui utilisait le pouvoir pour nuire aux autres, celui qui volait, trompait, mentait, faisait du mal dans la société – quand il meurt, il est banni du système collectif des ancêtres. Il devient un esprit errant.
Cet esprit errant, c'est ce que les religions appellent les démons.
Ce n'est pas Dieu qui fabrique les démons. Comment un Dieu qui a plein d'amour pourrait fabriquer des démons pour faire du mal à ses propres enfants ? « Oh, je vais les tenter pour voir s'ils m'aiment » – si je savais ça, il faudrait même pas créer les gens. Il va les tenter pour les envoyer en enfer, et après il dit « Je vous aime ». C'est par mon amour pour vous que je vous envoie en enfer ? Quel amour est-ce ?
Le Dieu de l'Ancien Testament
Quand tu regardes bien l'Ancien Testament, tu vois un Dieu cruel, un Dieu qui fait du génocide. « Vous attaquez tout un village, vous tuez même les bébés. » C'est la recommandation de Yahvé. Les bébés, les enfants ? Mais non, soyons sérieux.
Vous avez pu envahir le village, vous voulez vous imposer là-bas – épargnez au moins les enfants. Mais les recommandations, c'est : tuez tout le monde.
Et ça, on va acclamer un Dieu comme ça ? Un Dieu qui massacre les enfants d'autrui ?
Ce sont des individus avec leur intentionnalité obscure qui se sont servis du nom de Dieu pour justifier leurs crimes, comme toujours. C'est ce qu'a fait aussi l'Église catholique, qui a commis des crimes jusqu'à l'esclavage des Noirs – mais au nom de Dieu.
Les descendants de Cham
Ils ont justifié l'esclavage des Noirs par la Bible : les descendants de Cham ont été maudits par Noé. La Bible dit que les descendants de Cham seront les esclaves des autres. Donc les Noirs sont faits pour être des esclaves. Confirmé par le pape. On a béni ça dans l'Église, et après on commence l'esclavage.
Dieu n'a rien à voir avec le fait de prendre des humains et d'en faire des esclaves. Quel est ce Dieu ?
Mais c'est parce qu'ils sont motivés par des intérêts économiques. Ils savent que la sécheresse est rentrée chez eux, ils n'ont pas les moyens. Et l'Europe commence à souffrir. Ils disent : « Non, non, on a découvert des gens qui sont très forts… en tout cas, je ne sais pas si ce sont des êtres humains. On les récupère, on les vend. »
Le commerce des êtres humains. Est-ce qu'un être sensé peut vendre un être humain ?
C'est comme ça qu'on nous a convertis au christianisme à coups de chicote. La Bible, pour nous faire avaler ça, il fallait chicoter.
Les morts ne sont pas morts
Il faut savoir que les morts ne sont pas morts. Que tu portes en toi le sang des ancêtres, que tu le veuilles ou non, tu ne peux pas changer. Tu es Noir, et tu porteras le sang noir dans tes veines. Comme tu portes le sang noir dans tes veines, tu es le descendant d'un ancêtre qui était un esclave quelque part.
La logique de la tradition Congo : quand on voit les bakulu, si tu n'as pas contribué au bonheur de la communauté de ton vivant, il faut savoir que quand tu vas mourir – la mort que vous appelez la transition – les ancêtres là-bas ne vont pas te recevoir.
Pourquoi ? Parce qu'ils trouvent que tu les as trahis. Parce qu'ils trouvent que tu n'as pas compris. Parce que tu n'étais pas dans la logique de l'esprit Congo, de l'esprit bantou – tu n'as pas contribué à l'évolution. Quand tu agis au bien, tu contribues à l'évolution du village. Mais quand tu fais le mal, quand tu trompes, quand tu voles, quand tu mens, quand tu fais tout ça, tu ne contribues pas au bonheur de la communauté.
Les ancêtres qui sont de l'autre côté sont là. Ce sont des veilleurs. Ils ne parlent pas, mais ils observent. Ils notent. Ils vont t'avoir.
C'est le moment où tu vas traverser. Tu vas te retrouver isolé, chassé. Comme tu n'as pas d'endroit où partir, tu vas revenir encore au village pour venir hanter les gens pendant qu'ils dorment. Les gens ne peuvent plus bien dormir. C'est les enfants qui crient, qui pleurent.
Ce sont ces esprits qui se trouvent dans le coin des chemins, dans des rivières, en train de faire du mal aux gens. Quand tu sors, paf – les accidents que vous voyez, c'est eux. Accidents sur la voie ferroviaire, accidents de voiture qui roulent dans des ravages – c'est eux. Les possessions démoniaques, les folies, les crises de folie – ce sont les mikuyu, les esprits errants.
Ils ne sont plus en paix. On dit « repose en paix », mais il ne repose pas en paix. Il est tourmenté. Il n'a pas de place. Parce qu'on a observé comment il a vécu : il n'a pas respecté les règles, les principes.
Il n'y a pas d'enfer
Ce n'est pas Dieu qui envoie les gens en enfer. Il n'y a pas d'enfer.
Cette unité entre le visible et l'invisible ne peut pas être rompue. On ne peut pas vivre sans le monde invisible. C'est impossible. Tu ne peux pas te séparer de ta propre famille.
Même si tu te convertis au christianisme, même si tu prends toute la Bible, tu seras toujours membre de la famille. Quand tu auras un décès, il faut que tu viennes participer, que tu viennes assister.
Si toi tu veux jouer au « moi je suis devenu chrétien, j'appartiens à la famille de Jésus », c'est pas grave. Un jour viendra où tu seras en situation difficile. Les frères et sœurs de l'Église vont t'abandonner. Ceux qui vont commencer à te récupérer encore, ce sont les mêmes membres de la famille que toi tu avais quittés pour l'Église. Parce qu'ils savent que tu portes leur sang. Ils ne peuvent pas te laisser. Ils vont faire des cotisations pour aller te jeter quelque part.
Le lien qui nous unit dans la famille, ce sont des liens sacrés.
Tu n'es pas sorti d'un arbre
Tu n'es pas sorti d'un arbre. Tu es sorti d'une famille. Donc, quand tu te lèves, tu travailles aussi pour le bonheur de la famille, pour le bonheur de la communauté, pour le bonheur du clan.
Tu es le gardien du clan. Celui qu'on appelle le ngunza. Le ngunza, c'est le gardien du clan. Celui qui protège le clan. Celui qui s'est élevé en spiritualité pour protéger la famille.
Il y a des gens dans les familles qui, quand tu es élevé, tu protèges ta famille. Quand tu as la science avec toi, tu deviens le Messie de ta famille. La famille doit compter sur toi, parce que c'est ta mission d'aider, de sauver, de protéger la famille.
Mais pour être capable de faire ça, il te faut avoir un savoir. Et le savoir que devaient détenir les Congo, c'était le kindoki.
C'est cette science qui permettait à quelqu'un dans la communauté de protéger et de bénir.
Le nganga : un expert, pas un sorcier
L'Occident, quand il arrive, a traité tout ça de sorcellerie.
Le nganga, qui est un expert, qui maîtrise la science du kindoki pour protéger la communauté – quand il y a des maladies, des accidents, quand les gens ne travaillent pas dans la communauté – tout ça, on appelle ça maladie. Quand tu ne travailles pas, c'est une maladie. Quand tu te maries pas, ce sont des maladies de la société.
Dans l'univers Congo, quand on voit tout ça, il faut créer l'harmonie. Il faut qu'il y ait l'harmonie entre les vivants du monde visible et les vivants du monde invisible. Et ils en avaient la possibilité. Comme ils étaient des initiés, ils savaient que c'est l'invisible qui influence le visible.
La plupart des maux qui nous arrivent dans le monde physique ont pour cause le monde invisible. Si on veut résoudre les problèmes du visible, il faut être capable d'influencer d'abord le monde invisible.
Influencer le monde invisible
On peut influencer le monde invisible que par le soutien des bakulu, des ancêtres. Chaque bakulu qui a été là est une force vivante qui vient activer ce qu'on appelle la force active du clan.
Si vous avez beaucoup de bakulu dans votre famille, ces bakulu, quand vous allez les invoquer, ils vont venir renforcer la force active de votre famille. Ils vont venir vous apporter la protection et les bénédictions.
Vous allez mettre au monde de beaux enfants, en bon état. Il n'y aura pas des enfants qui vont naître avec des malformations. Quand vous voyez des enfants naître avec des malformations, ça veut dire la famille n'est plus protégée par l'égrégore des ancêtres. Cette famille qui rejette les ancêtres, les bakulu retirent leur protection. Ce sont les mikuyu qui vont venir naître dans vos familles.
C'est pourquoi vous avez des enfants avec des formes bizarres, pour venir vous torturer. Un enfant qui tout le temps est malade, malade, malade – il a fini toute l'économie de la maison. Pourquoi cet enfant vient naître chez toi ? Parce que tu n'as pas la protection des ancêtres bakulu.
Quand tu perds la protection des ancêtres bakulu, il y a beaucoup de risques. Un ancêtre malfaiteur risque de venir naître. Les anciens malfaiteurs cherchent toujours à revenir – pas pour venir bénir la communauté, mais pour nuire. Parce que depuis leur existence, c'étaient des nuisibles.
Quelqu'un qui a été nuisible de son vivant, ce n'est pas quand tu vas mourir qu'il va changer. On lui fait des messes de requiem, mais à la fin il restera vampire. De son vivant, son objectif c'était nuire, faire du mal. Quand il va mourir, il va continuer encore avec la même stratégie.
Choisis : bakulu ou mikuyu
Il faut faire le choix ici. Savoir si tu vas être un bakulu un jour, ou si tu vas être un mikuyu.
Dans ta tête, tu sais que moi, je serai bakulu. Moi, je serai bakulu. Tu as pas besoin qu'on t'apporte la Bible. Tu es conscient de ce que tu fais, conscient des actes que tu poses.
Les ancêtres vont te rejeter. Les mains ne peuvent pas te recevoir. Les entités de lumière, qu'est-ce qu'elles vont faire avec toi pour que tu amènes encore le désordre là-bas ? C'est pourquoi dans la Bible, on vous dit qu'il y a eu une guerre dans le ciel, qu'on a précipité les démons sur la terre. C'est une façon de parler. "Précipités", ce sont les gens qui n'étaient pas élevés dans la lumière. Et on les a précipités sur la terre.
Quand on est sur terre ici, il faut faire attention. Quand tu vois les humains habillés là, beaucoup d'entre eux ne sont que des esprits désincarnés. Ça fait plusieurs générations qu'ils n'arrivent pas à se lever vers la lumière. Leur place, c'est la terre. Ces esprits ne vont jamais changer.
Il faut faire très attention.
L'Afrique : un continent envoûté
La terre est envoûtée. Et les pays africains sont peut-être parmi les pays les plus envoûtés au monde. Quand tu es élevé spirituellement, tu visites une ville africaine, tu sens que les gens sont envoûtés. L'envoûtement en puissance et en force. Il n'y a pas d'autre mot.
Des êtres comme ça, ce sont des portes-malheurs. Il y a des êtres humains qui sont des portes-malheurs. Un être humain doit être un porte-bonheur. Tu dois être quelqu'un qui, quand tu arrives quelque part, apportes l'harmonie, la joie. Les gens sont contents de te recevoir, de t'avoir.
Mais si les gens commencent à avoir peur de ta présence, c'est que ça ne va pas. Tu dois réviser ta position.
L'esprit fraternel
Ce sont des gens comme ça qu'on bannissait dans nos traditions. Quand on te considère dans la société, les anciens t'observent : toi, tu ne contribues pas au bonheur de la communauté.
Quand les gens s'assoient, toi, quand tu prends la nourriture, tu vas cacher. Tandis que la nourriture, il faut amener ça au mot. Tu es parti à la chasse, tu as eu un gibier – tu amènes ça au village, au centre : « Moi, j'ai eu tel gibier. » L'autre aussi : « Moi, j'ai eu ça. » Les gens vont préparer, nous allons manger ensemble pour faire vivre la communauté.
Toi, quand tu attrapes les bons gibiers, tu vas les cacher et tu amènes au jour seulement les sakasaka. Il faut amener aussi le gibier. Comme ça, tu vas manger ça la nuit, pendant que les autres dorment. Tu te réveilles, tu vas le récupérer, tu commences à préparer toi-même.
Ce n'est pas l'esprit fraternel.
Un jour, tu seras surpris. Parce que tu fais des choses pour toi. C'est une mauvaise forme d'intelligence. On appelle ça quoi ? Ruse. Une intelligence maléficiée.
Quelqu'un qui vit dans la lumière ne cache rien. Tu prends, tu amènes. « Moi, j'ai eu ça. » On va partager. Chacun va manger. Tu es content que les gens mangent ce que toi tu as amené. C'est ça le sens de ce qu'on appelle la gaupe fraternelle.
C'est ça que le maître Jésus a symbolisé avec la Sainte Cène. Quand il mangeait avec ses disciples, il leur voulait montrer la tradition Congo. Parce que dans la communauté africaine, on mange toujours ensemble. Chez les musulmans, c'est encore resté. Chez les frères d'Afrique de l'Est et de l'Ouest, ils mangent dans une même marmite, tout le monde dans la même marmite.
Vous voyez ce symbole ? C'est fort. Dans une même marmite, tu ne vas pas dire que lui il est malade, lui il a le VIH, lui il a la tuberculose. Non. Nous, on n'est pas là-bas. S'il y a de la maladie, les ancêtres bakulu sont là. On va régler ça. On va être guéri. Mais on mange d'abord ensemble. L'esprit fraternel.
C'est ça la fraternité – la vraie. Pas celle que les maçons et les rosicruciens ont volée. La vraie, elle était vécue.
Le pouvoir des vampires
Quand l'enfant grandissait, on l'observait. Il savait que moi aussi, quand je vais devenir antino, je dois incarner cet esprit fraternel.
Et les gens qui ont des comportements antifraternels, il faut les bannir de la société. Ce sont des gens qu'on va livrer auprès de qui ? Auprès des baloki – ce que vous appelez sorciers, c'est-à-dire les vampires.
Quand tu ne respectes pas le bonheur de la communauté, on va t'exposer chez les vampires. Et les vampires peuvent maintenant s'occuper de toi.
Voilà pourquoi la tradition Congo n'avait pas besoin de l'armée. Parce qu'il y avait déjà l'armée là-bas. L'armée était constituée des vampires.
Toi, si tu respectes pas les principes de la communauté, les vampires vont te recevoir. Quel que soit le banditisme que tu as, devant eux, tu ne peux rien faire. Parce qu'un vampire, c'est un mystique dans le mal qui, en quelques secondes, finit avec toi.
La seule personne qui peut te protéger contre les vampires, ce sont les bakulu, les bons ancêtres. Maintenant, quand les bons ancêtres ne sont plus avec toi, tu deviens une proie. Un jour, tu vas partir comme un enfant. C'est un pied qui va enfler comme ça. Tu n'arrives pas à comprendre. Parce que déjà là-bas, il y a un empoisonnement mystique qui est en train de circuler. Comme tu n'es pas initié, tu ne sauras pas comment dégager ça.
La colonisation spirituelle de l'Afrique
Aujourd'hui, les Occidentaux, en venant chez nous, ont voulu récupérer tout ça. C'est pourquoi ils ont créé les divisions en Afrique. Ils ont séparé la communauté. Ils se sont arrangés que les familles soient aussi divisées. La religion divise.
L'autre est salutiste, l'autre est Témoin de Jéhovah, l'autre là-bas est protestant, l'autre là-bas… "C'est des ennemis." À cause d'une croyance, tu fais du mal à l'autre. Mais tu n'es pas obligé de faire ça. Dieu est au-dessus de tout ça.
Dans le monde invisible, il n'y a pas de Témoins de Jéhovah. Dans le monde invisible, il n'y a pas de catholiques. Dans le monde invisible, il n'y a pas de protestants, pas de musulmans, pas de bouddhistes. Dans le monde invisible, il y a que des bons esprits. Les bons ancêtres d'un côté et les mauvais ancêtres de l'autre qui sont bannis.
Ça, c'est l'univers Congo.
Les statuettes : des maisons pour les esprits
Quand nous évoluons au-delà de ces notions, il y avait la notion d'nkisi – ce qu'on appelle les médicaments sacrés. Voilà pourquoi il y avait des statuettes. Parce qu'à travers les statuettes, on avait la possibilité de pouvoir charger ça par la présence des bakulu.
On faisait ce qu'on appelle l'incorporation. On incorpore l'esprit d'un ancêtre à l'intérieur d'un objet, qui va permettre et devenir finalement un nkisi, un talisman, un support magique.
Quand tu vois la personne avec sa statuette, ce n'est pas une statuette. Il y a un esprit d'un ancêtre qui est là. On pense que ce sont des objets simples. Ce sont des objets chargés qui portent la présence des esprits. C'est la maison des esprits.
Pour comprendre ça, il faut être un vrai initié. Parce qu'un esprit n'a pas besoin que tu lui construises une grande maison. Même dans un petit truc comme ça, tu peux le charger à l'intérieur pour que tu saches comment l'alimenter.
Les sanctuaires de la tradition Congo
C'est pourquoi il y avait des reliques dans les maisons. C'est pourquoi il y avait des sanctuaires dans la tradition Congo. La plupart des sanctuaires, vous avez ici le cimetière qui était un sanctuaire. Voilà pourquoi on enterre les parents de l'autre côté. Surtout quand un bon ancien, quelqu'un de bien, on ne peut pas aller l'enterrer loin. Il faut juste l'enterrer à côté, parce que vous aurez besoin de lui.
En cas où la situation devient difficile, vous courez jusqu'à derrière la maison, vous appelez l'ancêtre : « Mais qu'est-ce qui ne va pas ? Fais quelque chose, toi qui étais puissant. » Et aussitôt, il intervient.
Le cimetière, c'est un sanctuaire. Voilà pourquoi on appelle ça carré magique. Le carré, c'est la loi 4. Et la loi 4, c'est le principe de base du temple. Un vrai temple est constitué de quatre éléments : l'est, l'ouest, le nord et le sud.
Quand tu vois le cimetière, c'est un carré. Quand tu sais te positionner, tu invoques. C'est un sanctuaire. Les grottes étaient des sanctuaires. Les rivières étaient des sanctuaires. Les montagnes étaient des sanctuaires. Voilà pourquoi, dans la Bible, la plupart des prophètes allaient sur les montagnes. C'est un sanctuaire. Ce sont des portes qui conduisent dans les couloirs invisibles.
Maintenant, quelqu'un qui n'a rien, il va au cimetière – « C'est diabolique, satanique, démoniaque ». Démoniaque par rapport à quoi ? Quand tu ne connais pas, il faut étudier, il faut apprendre.
L'Occident a volé la sagesse africaine
Cette tradition de nos ancêtres a fait en sorte que l'Occident, quand il est arrivé, a voulu récupérer tout ça. Je dis bien, il a copié, il a observé, il a récupéré, il a essayé de reproduire chez lui la sagesse africaine, les habitudes des Africains, la philosophie africaine.
C'est ce que les Blancs ont récupéré pour aider l'Europe. Quand on a récupéré ces savoirs, on a formé ce qu'on appelle les fraternités initiatiques d'Europe. On a commencé à inculquer la connaissance des Africains aux Européens, qui étaient des sauvages, afin de les civiliser un peu.
C'est ce qui fait qu'avec le temps, l'Europe est devenue ce qu'elle est aujourd'hui, avec des principes d'égalité, liberté, fraternité. Ils ont eu ça où ? En Afrique. Le droit de l'homme, ils ont eu ça où ? En Afrique.
Tout le comportement que tu vois du Blanc, en réalité, il ne l'a pas en lui. Pourquoi ? Parce qu'il doit beaucoup étudier la spiritualité, ce n'est pas dans son sang. L'Africain naît avec l'esprit spirituel. C'est pourquoi le premier sens du Noir, c'est l'accueil.
C'est à cause de notre esprit d'accueil d'ailleurs que nous avons souffert. Nous souffrons jusqu'aujourd'hui parce que nous accueillons les gens. Nous aimons tellement les gens, et on nous traite de naïfs. Parce que quand tu es quelqu'un de bon cœur, tu deviens naïf. C'est ça, les Occidentaux. Quand tu es bon, tu deviens naïf. Donc ça veut dire qu'il faut être méchant.
C'est la philosophie du Blanc. La philosophie du Blanc, il faut être méchant. Quand tu es bon, tu es naïf. Voilà pourquoi le système du Blanc est un système basé sur la haine et la méchanceté. C'est ça, l'homme occidental. Et l'égoïsme en premier. La personne pense qu'à son ventre.
C'est pourquoi quand il t'invite chez lui à la maison, s'il t'a donné une fourchette, il va noter : « Je lui ai donné une fourchette. » Un jour, quand vous aurez des poules, il va te rappeler : « Tel jour, je t'avais donné ça, telle boîte. » Il t'explique tout. C'est l'égoïsme. Il n'y a pas d'esprit fraternel.
L'Afrique ne peut pas évoluer comme ça
Nous, nous ne pouvons pas évoluer comme ça. Pourquoi ? Parce que tu ne peux pas être humain seul. C'est impossible. Être humain, ça te prie que tu sois avec les autres. Parce que ce qui t'arrive à toi peut aussi arriver aux autres.
Aujourd'hui, tu es fort. Mais demain, tu peux être faible. Et quand tu seras faible, tu auras besoin des gens. Mais si toi tu n'aimes pas les gens, si toi tu ne veux pas que la communauté évolue, qu'est-ce qui va arriver à la fin ? C'est que toi, tu veux vivre seul. Et comme tu veux vivre seul, on va t'isoler.
C'est pourquoi aujourd'hui l'Afrique a du mal à décoller. Elle a du mal à décoller parce que les valeurs fondamentales qui fondaient notre communauté ont été sapées. Nous avons perdu ces repères.
Les deux intelligences
Comment vivons-nous aujourd'hui ? Tu ne maîtrises pas l'invisible. Tu ne sais pas comment on influence l'invisible. Le visible, tu ne sais même pas influencer non plus. Tu n'as pas l'intelligence visible. Tu ne connais pas influencer l'invisible parce que tu n'as pas l'intelligence invisible. Maintenant, tu vas vivre comment ?
Il te faut avoir ces deux intelligences.
L'intelligence du jour, qu'on appelle ma, c'est l'intelligence diurne. Il faut avoir un savoir-faire, des connaissances, des choses que tu peux faire visiblement et qui peuvent contribuer au bonheur des autres. C'est pourquoi on apprend des métiers, on apprend ceci, on apprend cela, on maîtrise quelque chose. Il faut avoir quelque chose que tu peux apporter à la communauté, à la famille, au clan.
Toi, déjà, tu es paresseux, tu n'as rien apporté. Beaucoup de paresseux se réveillent à 12h, 13h. Ils se lavent à 13h, ils vont s'asseoir quelque part pour jouer aux dames et après pour parler mal des gens. Le temps que tu passes pour parler des défauts des gens, la vie est en train d'évoluer.
Chaque jour que tu pares est un retard que tu prends. Tu ne peux pas passer ton temps dans le quartier à être un contrôleur – tu as les informations de tout le monde du quartier, mais tu perds ton temps.
Et une personne qui fait ça, elle a un foyer, elle a des enfants, mais elle est là assise et elle dit : « Non, mais le pays ne marche pas. »
Quel est le pays qui marche ? Dans le monde entier, depuis le cours de l'histoire, il y a toujours eu des gens qui avancent, qui progressent, qui évoluent, et une partie des gens qui ne comprennent rien et qui passent leur temps à accuser les autres.
C'est toi qui n'es pas éveillé. C'est toi qui ne sais pas comment t'intégrer. C'est toi qui ne comprends pas comment les règles du jeu fonctionnent. Il faut qu'on t'apprenne, qu'on te montre.
Tout est dans ta pensée, dans ton système de croyance. On te change tous les pays du monde, tu vas reproduire les mêmes comportements qu'ici. Ce n'est pas parce que tu vas arriver aux États-Unis que tu vas commencer à te réveiller très tôt le matin.
Bénis les ancêtres
Quand tu te réveilles, tu commences à bénir d'abord les ancêtres. Tu bénis les ancêtres quand tu te réveilles. Tu bénis les ancêtres.
Cette notion des ancêtres, tu trouves ça difficile ? Tes propres ancêtres – tu n'es pas sorti d'une lignée familiale ? Est-ce que tu les bénis ?
Quand tu te réveilles, tu vois le soleil, tu dis merci à l'univers pour ce beau soleil qu'on a donné gratuitement. Tu vas faire quoi pour mériter la lumière du soleil ? Rien. Juste la lumière du soleil. Et au-delà de ça, il y a des esprits qui ont veillé sur toi toute la nuit. Tu les connais ?
Tu penses que tu t'es réveillé par hasard ? Tu ne peux pas imaginer combien de bagarres se sont effectuées et combien de gens sont venus intervenir en ta faveur.
Le combat contre les vampires
Nous, on est des guerriers de la lumière. Des sacrifiés. La nuit, on ne dort pas. On voyage. Parce que nous avons une mission : combattre les vampires.
Là où il y a un vampire, ça ne marchera pas. Interférence de force. Je suis le numéro 1 des vampires ? C'est à cause d'eux que l'Afrique souffre. Les vampires que vous voyez, ce sont des êtres très dangereux. Ils passent leur temps à se nourrir des énergies des autres. C'est pourquoi les gens ne peuvent pas se lever. Parce qu'au bureau, il y a un vampire. À la maison, il y a un vampire. Dans le quartier, il y a un vampire.
Quand tu veux te lever, il te tire vers le bas. Tu baisses de vibrations, tu ne peux plus vibrer haut. Et la nuit, ils en profitent.
Ces vampires, on va commencer à les chasser. Vous serez bannis du clan.
Les pauvres pasteurs
Quand vous voyez les religions, les pauvres pasteurs souffrent. Tu vois un pasteur se battre. Mais dans sa communauté, il y a plein de vampires. Le pauvre prie, il enchaîne les prières. Il ne comprend pas. Chez lui à la maison même, les vampires ont reçu beaucoup. On a bloqué la communauté. Les gens ne viennent pas à l'église. Mais il y a des vampires qui sont là qui envoûtent l'église.
Il ne faut pas blaguer avec ça. C'est une guerre, une guerre réelle.
La stratégie des Blancs
C'est pourquoi les Blancs nous ont trompés. Quand ils sont venus, ils ont fait quoi ? « Non, vos histoires d'invisible là, c'est du n'importe quoi. C'est de la superstition. Les histoires de sorcellerie, ça n'existe pas. Vous comprenez ? Ça n'existe pas. »
Et nous, on s'est dit : « Oui, oui, oui, monsieur, tu as raison. Ça n'existe pas. »
Quand on va te prendre, tu vas comprendre que c'est vrai qu'il y a des vampires, des individus conscients de leur pouvoir. Ils viennent, ils te récupèrent, ils t'enchaînent, ils te tapent. Tu vois une femme qu'on récupère. Elle dormait bien avec ses habits. Le matin, elle n'a plus d'habits. Qu'est-ce qui s'est passé ?
Ce sont des faits. Des êtres réels.
Tu travailles, tu es bien, tu connais ton boulot. Le vampire manipule la 4e dimension. Tu arrives, tu n'as pas de problème avec le patron. Le patron dit : « Repars à la maison. » « Nous avons eu quoi ? » C'est fini. Après, tu perds le boulot.
Il y a des caméras invisibles. Tu es en train de faire un entretien. Lui, là-bas, il est au courant.
Des êtres comme ça, on va les arrêter comment ? Ce n'est pas avec les simples prières superficielles qu'on fait. Ce sont des mystiques aguerris qui connaissent bien leur art et leur sens. Quand ils se pointent contre toi, il faut être fort. Quand ils disent que tu vas tomber, sache que tu tomberas.
Nos ancêtres avaient raison
C'est pourquoi j'avertis le monde pour dire que attention. La manière dont on nous a fait croire le monde, le monde ne fonctionne pas de cette manière. C'est faux. Nos ancêtres avaient raison.
Ils avaient raison parce que c'étaient des gens qui expérimentaient. Ils n'étaient pas dans la simple croyance. C'est pourquoi ils s'arrangeaient pour que la personne puisse avoir le ma. Pour contrôler le visible, il faut avoir le ma.
Cette intelligence de la nuit te permet aussi, toi, de garder ta propre famille, tes propres enfants, et même toi-même de te protéger. Parce que la nuit est dangereuse. En Afrique, même en Europe. C'est parce que le Blanc, on les a fait taire. Et même quand tu vois la maison hantée par des mauvais esprits, il ne veut pas croire à la réalité. Déni de la réalité. Jusqu'à ce qu'il devienne psychopathe. Parce que quand il va à l'hôpital, au lieu de résoudre le problème spirituel, on lui donne des médicaments.
Est-ce que l'hôpital, c'est le lieu où on résout les problèmes spirituels ? Il faut appeler un parapsychologue qui va regarder et après une ordonnance pour dire : « Tu ne dors pas la nuit parce que tu es visité par la présence de mikuyu. »
Donc ce qu'il a besoin, c'est un désenvoûtement, une purification de la maison, un exorcisme puissant. Après, la personne va retrouver le sommeil. Et après, il faut qu'on brûle un peu de feuilles sacrées de chez nous.
L'Afrique, c'est un paradis. Et on a renversé les valeurs.
L'intelligence de la nuit Quand tu manques cette intelligence de la nuit, tu n'auras pas ce qu'on appelle le kima – tu ne peux pas voir la nuit. Tu es aveugle. On va te voler les biens. Les biens sont volés mystiquement. Les enfants peuvent te les voler mystiquement. Tout ce que tu vois là peut être volé. Tout ce que tu vois là physique, on peut tout voler. On te vole la nuit. On te vole les enfants. On te vole les biens. On te vole tout.
Même la voiture, on va te voler ça. Quand on te vole la voiture, tu achètes une voiture, ça tombe en panne. Tu as la voiture, ça fait un accident. La voiture avait déjà été volée. Parce qu'il y a des gros voleurs, des vampires voleurs, des voleurs de la nuit. Il y a aussi des voleurs du jour, des experts voleurs.
Maintenant, si tu n'as pas le pouvoir mystique, si tu ne sais pas comment te protéger, si tu n'as pas de contact avec l'autre monde, je me pose des questions. Tu vas faire comment pour t'en sortir dans la vie ?
La spiritualité n'est pas une option
Personne sur terre ne peut réussir sans l'aide des esprits supérieurs. Quand tu n'es pas dans la spiritualité, il faut te dire que tu as déjà échoué ta vie.
Quand je le répète, peut-être que les gens ne comprennent pas bien. Quand tu ne connais pas la spiritualité – la vraie – quand tu n'es pas en contact avec le monde spirituel, le monde des esprits, quand tu ne le maîtrises pas, ce monde-là, il faut te dire déjà tu es en danger, là où je suis en train de parler.
Parce que si le physique est dangereux – à gauche à droite, vous avez des bandits, des histoires comme ça – il faut savoir que dans le plan invisible aussi, il y en a pire que ça. Il y a des gens qui font des patrouilles le soir pour aller chercher des points. On t'attrape, on te récupère.
Toi, tu dormais ? Non, tu ne dormais pas. C'est le corps qui était allongé. Tu sors. Et quand tu sors, ils ont des techniques. Ils peuvent venir te voir avec le visage d'un ami. C'est-à-dire ton meilleur ami là, on a pris sa forme. Après il te dit : « Viens, on va aller boire. » Et comme toi tu aimes bien boire, tu sens. Ce n'est plus boire, c'est une autre forme de boisson que tu vas boire. Quand tu vas boire ça, c'est fini. C'est le ventre commence. On t'a piégé la nuit.
C'est quand ton esprit est fort que tu vas comprendre que non, ça ce n'est pas un tel. C'est quelqu'un qui a revêtu sa forme. Tu vas te défendre. Ou ce sont les ancêtres qui viennent t'assister.
Mais si tu n'as pas une spiritualité solide, si tu n'es pas assis dans une vraie spiritualité, si toi-même tu ne respectes même pas ta démarche spirituelle, tu es en train de creuser ta propre tombe.
La pratique plutôt que la croyance
Ça ne sert pas de forcer les gens à la spiritualité. Si la personne n'a pas encore compris, elle va comprendre avec les actes. Les faits vont l'enseigner.
Parce qu'ils pensent que moi je n'ai rien à faire qu'à venir bavarder spirituel. J'ai subi, moi. Je connais comment ça fonctionne. Sans la force spirituelle, je ne serais pas debout aujourd'hui.
Quand je dis que ce sont des gaillards, c'est que ce sont des gaillards. On ne blague pas avec. C'est pourquoi il a fallu que j'approfondisse ces notions pour avoir la maîtrise de leur âme.
Et là, j'ai compris que normalement c'est compliqué. Parce que le pouvoir du vampire ne vient pas de Satan. Désolé. C'est le pouvoir de Dieu. Et là, c'est compliqué, parce que c'est Dieu qui leur donne ce pouvoir.
Le diable, le pauvre, n'a rien à voir. S'il fait faire, on fait faire un procès de Satan. En tout cas, Satan va nous porter plainte tous, parce qu'on l'accuse de fausses accusations pour rien. Le gars n'est pour rien. Laissez-le tranquille. Heureusement qu'il n'existe pas aussi.
Le pouvoir des vampires : un pouvoir universel
Le pouvoir des vampires, c'est un pouvoir qui vient de Dieu, de la nature. Parce que c'est un pouvoir universel.
Il y a une dimension qui est limitée qu'on appelle le monde visible, avec ses trois dimensions limitées. Il y a une dimension qui n'est pas limitée qu'on appelle le monde invisible, avec la 4e dimension que la science aujourd'hui est en train d'étudier avec la science quantique. Mais nos ancêtres, ils avaient la maîtrise de ça il y a des siècles de cela. Ils savaient qu'il y avait une dimension qu'on appelle la 4e dimension.
Quand j'accède dans cette dimension, je produis des situations. Je peux traverser les murs, je peux disparaître. C'est ce qu'on appelle le pouvoir du hors-espace.
C'est pourquoi ils n'avaient pas besoin d'inventer les histoires que vous avez aujourd'hui. On dit les Africains n'inventent pas. Mais on va inventer pourquoi ? Ce sont les faibles qui font des inventions. Les gens ont évolué spirituellement.
Celui qui évolue dans sa spiritualité, pour communiquer avec quelqu'un qui est au fond du village, n'a pas besoin du téléphone pour dire « Allô ». Il met seulement les doigts là. Après, c'est une communication télépathique.
Maintenant, si j'ai la capacité de communiquer à distance, pour traverser l'eau, j'ai même pas besoin. Je disparais, je me retrouve de l'autre côté. J'aurais besoin de bateaux compliqués pour quoi ?
Et après on dit : « Non, ils ne sont pas intelligents, ils n'ont jamais inventé. »
Non, au contraire. Nous étions tellement connectés qu'on n'en avait pas besoin.
Revenir au naturel
C'est pourquoi on n'avait pas besoin de pâtisserie, de yaourts compliqués. On mangeait ce qui est naturel. Les fruits, tu rentres dans la brousse, tu prends les feuilles. Les feuilles que tu marches là, c'est ça la santé. C'est ça le pouvoir.
Aujourd'hui, on a abandonné tout ça pour acheter les pizzas, les gâteaux Madeleine avec des noms bizarres. Tu sens le nom – ça sonne mal. Madeleine.
Faut manger naturel. Toi, tu prends ton ail, tu manges. L'ail te protège, l'ail te bénit. On ne sait jamais. Tu le laisses dans la poche. Quand on envoie un rayon, il retourne à l'envoyeur.
Mais ce n'est pas qu'il y avait l'ail qui était là. Ah, ça c'est Mars. Pouvoir rouge. C'est le feu. Ça brûle. Mais il faut avoir la connaissance.
Maintenant, si tu n'as pas cette notion dans la tête, les enfants sont menacés. Tu ne sais pas qu'est-ce qu'il faut faire. Tu veux dire attention. Attention le feu. Attention le feu.
Invite les salamandres. Mets la correspondance magique et fait descendre ce qu'on appelle les esprits locaux, les génies. Et après, tu appelles les bakulu, les ancêtres de la lumière. Ils vont descendre parce que tu fais partie de leur lignée.
C'est ça la pratique. Et c'est la base de la spiritualité Congo.
L'Occident nous a embrouillés
C'est ça que l'Occident nous a embrouillé. Je dis bien : il nous a embrouillés totalement.
C'est pourquoi le Noir aujourd'hui est devenu faible, impuissant, incapable de pouvoir faire un petit miracle, un petit truc miracle simple.
C'est pourquoi quand les gens ne font pas trop de miracles, ils font la publicité sur les miracles. « Venez vivre les miracles. »
Est-ce que quelqu'un qui connaît un miracle a besoin de faire la publicité sur le miracle ? C'est sa nourriture de chaque jour. Le mystique vit le miracle matin, midi et soir. Ça ne lui dit plus rien. Mais quand tu fais la publicité pour qu'on vive les miracles, ça montre que tu n'as pas le miracle en question.
Sorcellerie et magie : le même art
La maîtrise de cette science, il ne faut pas confondre la notion de sorcellerie comme je l'ai dit encore. Ça n'a rien à voir. La sorcellerie, c'est une science qui s'étudie. La magie et la sorcellerie ont presque la même connotation. Parce que la même démarche de la formation des mages, c'est la même démarche de la formation d'un sorcier. Vous allez travailler sur les mêmes outils, les mêmes éléments, les mêmes forces de la nature.
La seule différence, c'est que c'est un même art. Certains pourront l'utiliser en mal, d'autres pourront l'utiliser en bien.
La magie, la sorcellerie n'ont rien à voir avec ce que les gens pensent.
La religion a éloigné les hommes de Dieu
Au-delà de ça, la religion qui était censée relier l'homme à Dieu aujourd'hui a éloigné les hommes de Dieu.
Quand on est dans le système religieux, on a une fausse conception du divin. Le divin ne se trouve pas au ciel. Au ciel, il n'y a pas un Dieu. On dit bien Dieu est omniprésent. Maintenant, vous le mettez au ciel. Pourquoi ? Vous ne comprenez pas ce que signifie être omniprésent. Quelqu'un qui a un lieu où il habite, ça veut dire qu'il est limité.
Dieu ne peut pas avoir un lieu d'habitation. C'est un principe énergétique qui est présent en tout, en tout endroit. À l'intérieur de toi comme à l'extérieur de toi.
La source de nos problèmes
Si cette notion de la conception de Dieu n'est pas résolue, c'est ça la source de nos problèmes.
Je vais vous expliquer pourquoi. Parce que celui qui a un problème ne comprend pas que le problème est le résultat de la violation des lois naturelles. Il ne sait pas que s'il y a un problème, c'est qu'il y a in-harmonie. J'ai dû violer une loi de la communauté, une loi de la société, une loi de la nature.
Voilà pourquoi le problème est là. Et lui, il va chercher à vouloir demander à Dieu – qu'il ne maîtrise pas – de régler le problème. Dieu va régler le problème à comment ? Dieu ne peut pas régler un problème.
Pour que le problème soit réglé, il faut que tu te mettes en harmonie avec le principe qui a été violé.
L'harmonie avant tout
Tu souffres des hémorroïdes – c'est qu'il y a eu violation de loi naturelle en terme d'alimentation. Tu n'as pas bien respecté certains principes alimentaires. Tu as mangé des nourritures qui n'ont pas été favorables pour l'organisme. Alors, tu fais quoi ? Tu dois comprendre la cause de tes hémorroïdes : tes habitudes alimentaires.
Est-ce que quand tu te réveilles le matin, tu bois de l'eau chaude pour nettoyer le tube digestif ? Non. Donc tu accumules, tu accumules, tu accumules, mais tu ne nettoies pas. À la fin, ça va commencer à faire quoi ? Les selles vont commencer à devenir difficiles. Donc tu auras du mal à évacuer – la constipation. À force de forcer, l'élément va commencer à créer des problèmes au niveau interne.
La maladie s'explique par tes habitudes.
Mais ça peut aussi te provoquer mystiquement, parce que le corps éthérique n'était pas assez fort.
Quand tu comprends le principe d'harmonie – d'ailleurs vous allez faire ça dans les enseignements de l'OJVS avec ce qu'on appelle l'autoguérison mystique – tu es capable de réparer la cause, de résoudre le problème sur le plan spirituel, de régler le problème sur le plan physique, et d'adopter dorénavant des habitudes et des comportements qui permettront de maintenir l'équilibre de ton corps et de ton esprit.
C'est tout.
Violer les lois, c'est attirer les malédictions
Quand il y a eu violation des lois, des principes que tu ne connais pas ont été violés. Quand tu violes les lois, tu attires les malédictions, tu attires les mauvais sorts.
Parce qu'en violant les lois, tu baisses en énergie. Quand tu baisses en énergie, tu n'es plus protégé. N'importe quelle personne qui souhaite te faire du mal peut t'atteindre.
C'est pourquoi il faut approfondir la connaissance des lois spirituelles. Plus tu connais les lois spirituelles, plus tu sais ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire pour permettre qu'il y ait l'harmonie.
C'est tout. L'harmonie. Juste l'harmonie. L'harmonie entre les principes supérieurs et le monde visible.
La science des vibrations
La seule chose qu'il faut maîtriser, c'est la science de vie, des vibrations. C'est pourquoi le spirituel, celui qui connaît le spirituel, c'est quelqu'un qui fait des efforts de toujours vibrer haut.
Parce que si tu ne vibres pas haut, tu vas vibrer bas. Quand tu vibres bas, tu n'attires pas les bonnes choses. Quand tu vibres haut, tu attires les bonnes choses.
Quand tu n'attires pas les bonnes choses, les bonnes choses sont loin de toi. Quand ça c'est loin de toi, tu vas te faire des soucis, tu vas te faire des inquiétudes, tu vas commencer à paniquer, tu vas commencer à te plaindre.
Quand tu es en train de le faire, tu n'es pas dans la logique. Parce que tu penses qu'en se plaignant, Dieu va t'écouter. Faux. Tu penses que quand je vais pleurer, Dieu va m'écouter. Faux. Tu penses que quand je vais m'inquiéter, Dieu va m'écouter. Faux.
Dieu n'écoute pas les prières de cette manière. Désolé. Il n'y a pas de Dieu au ciel comme ça.
La prière maîtrisée
Ça ne veut pas dire que la prière n'a pas d'effets. La prière a ses effets, mais une prière maîtrisée selon les principes et les lois.
Avant de pouvoir ouvrir la bouche, il faut d'abord te dire : est-ce que je suis en harmonie avec les forces que j'invoque ? Est-ce que si les ancêtres sont là, ils trouvent que je suis normal ?
Et après, il y a des outils, des codes de communication avec le monde invisible. Ces outils, ce sont des clés. Ces clés ne sont pas maîtrisées.
Quand tu n'as pas la maîtrise de ces différentes clés qui te permettent d'accéder, de faire agir tes propres ancêtres, comment tu peux les mettre en mouvement ?
La relation avec les ancêtres
Même quand tu ne connais pas comment entrer dans l'invisible, ils peuvent t'assister, ils peuvent t'aider. Tu peux sortir avec eux, tu peux rentrer avec eux. Tu dois savoir comment entretenir ce lien avec eux. Parce que c'est une relation qui doit être permanente.
Ce n'est pas quand tu auras un problème que tu appelles maintenant les ancêtres : « Venez, venez. » Quand tu n'as pas de problèmes, il faut aussi les appeler. Il faut leur dire aussi merci.
C'est ça malheureusement qui se passe chez les humains. Un humain ne pense à toi que quand il a un problème. Quand tu n'as pas de problème, est-ce que tu appelles aussi l'autre ?
Kindoki : la science véritable
Dans cette relation entre le visible et l'invisible, la puissance, la clé de l'influence du monde invisible, je l'ai dit, c'est le kindoki. J'assiste.
Le Kindoki est une science véritable. C'est d'avoir un savoir – nailo. C'est aussi un pouvoir – lindo. Et c'est aussi quoi ? Une sagesse – ngangu. Ngangu, c'est la connaissance, l'intelligence.
Lorsque tu as la science du kindoki, tu as la capacité toi-même d'agir en lieu et place de Dieu.
Voilà pourquoi nous sommes ce qu'on appelle des petits dieux. Parce que nous sommes des dieux aussi. Tu as le pouvoir créateur, ce qui te permet de créer ce que tu veux. Tu as le pouvoir conservateur, tu peux protéger tes propres biens, les garder. Tu as le pouvoir destructeur, tu peux détruire ceux qui cherchent à faire du mal à ta vie.
Tu agis en lieu et place de Dieu.
L'idéal dans la société
Si tu atteins ce niveau de réalisation, c'est l'idéal dans la société. Parce qu'avec cette réalisation, tu deviens en sécurité. Tu sais que je peux créer ce que je veux. Tu sais que je peux conserver ce que j'ai créé. Et tu sais que je peux détruire n'importe quelle personne qui viendra chercher à faire du mal à ce que j'ai créé.
J'ai créé. Et là, tu es sûr de toi. C'est pourquoi tu peux t'asseoir sur le taswa – les chaises du village – avec ta petite pipe en train de boire ton tabac. Parce que le tabac aussi te met en contact avec les autres. Le tabac du village. Quand tu es en train de fumer le tabac du village, c'est une communication. Voilà pourquoi il y a la pipe. C'est une communication avec l'autre.
Tu es entouré encore de ceux qui sont partis. Et là, tu commences à regarder qui va venir faire la pagaille. Tu es là, twa – parle-moi quoi. Là, tu es à l'écoute du monde invisible.
Le gars est poussé. Quand il te dit quelque chose, en deux mots, il te résout le problème. Il n'a pas besoin de faire beaucoup de discours. Il te dit : « Tiens, ça va là-bas. Prends la feuille là. Vas-y. C'est bon. Tu repars. » Le problème est réglé. Un mystique.
Choisis : mystique ou vulgaire
Dans la vie, tu dois choisir. Ou tu dois être un mystique. Ou tu dois être un pampamba – un homme ordinaire, un vulgaire.
Il n'y a pas de place pour d'autres choses. C'est-à-dire : soit tu es mystique, soit tu ne l'es pas. Il n'y a pas d'à-peu-près.
Voilà pourquoi je n'aime pas quand on me dit : « Oh, je suis X, je suis Z, je suis musulman, je suis ceci. » Je dis tout ça, ce n'est que du maquillage pour rien.
La terre a besoin de mystiques. Soit des mystiques en bien, soit des mystiques en mal. Tu dois savoir te positionner. Si tu n'es ni mystique en mal, ni mystique en bien, c'est que tu es un vulgaire. Tu fais que du bruit pour rien.
Parce que lorsque ça va tomber là, tu ne sauras pas qu'est-ce qu'il faut faire.
Mais le mystique en bien, il connaît. Parce que derrière son bien se cache aussi le mal. Mais le mal maîtrisé. Donc un vampire ne peut pas jouer avec nous.
La sortie de corps
C'est pourquoi moi j'aime bien les vampires. Parce qu'ils nous aident à prouver notre pouvoir. Quand un vampire essaie un peu de jouer, tu dois maintenant lui montrer que ben, il est encore un enfant. Pendant qu'il pensait qu'il était le tout-puissant, tu dis que en dehors de toi, il y a des gens qui maîtrisent bien le pouvoir.
C'est pourquoi dans l'OJVS, il faut que les gens apprennent à sortir hors de leur corps. Il faut vous préparer à ça. C'est ce qui fonde la force de l'organisation.
Chez nous, ce n'est même pas la dernière des initiations. Chez nous, c'est la sortie de corps. Tu dois maîtriser comment on sort. Tu dois maîtriser ça à volonté. Tu es chez toi, tu pars, tu reviens. Ce n'est pas en théorie, mais en pratique.
Quand vous aurez fait, vous allez faire des rapports. « J'ai réussi. » Maintenant, après quand tu auras réussi, on va t'envoyer dans des missions commando. Et la guerre va commencer. Parce qu'il y a tellement de vampires dans la communauté. Et nous allons agir silencieusement sans faire du bruit.
Le Kindoki : plus que la physique quantique
C'est ça, la science messie. Tu ne parles pas beaucoup. Tu es seulement assis depuis ta chambre, dans l'oratoire. Tu frappes. Et tu reviens. Il n'y aura pas l'armée qui va venir te prendre, parce qu'on ne connaît pas ça.
C'est la science qui va aider l'Afrique et qui va restaurer la dignité du peuple africain.
Ça, le kindoki, c'est plus que la physique quantique. C'est plus que toutes les sciences des Blancs. C'est-à-dire plus que tout ce qu'ils ont appris. Le peu seulement qu'ils avaient du kindoki – le peu seulement – avec le peu qu'ils ont, ils ont été déjeunés. Le peu seulement, même pas le degré du milieu. Le peu de connaissance qu'ils ont volé là, ils ont commencé à inventer la bombe atomique et tout le reste.
Maintenant, celui qui maîtrise le kindoki dans sa plénitude, il sera comment ? Plus qu'un génie.
C'est l'unique science qui peut aider l'Afrique. Parce que c'est une science exacte, réelle et vraie. Quand quelqu'un fait le doute, on le prouve. Tu le prouves tranquillement, il voit. Après, il va dire : « Non, c'est la sorcellerie. » Non, ce n'est pas la sorcellerie. C'est le kindoki.
Restituer le vocabulaire
Nous devons restituer le vocabulaire. Parce qu'il y a nos enfants qui sont en train de venir. Quand l'enfant va commencer à penser dans sa tête que le kindoki, c'est la sorcellerie, et que la sorcellerie c'est satanique, c'est diabolique, il va penser que papa est un sorcier. Au lieu de pouvoir élever papa qui est devenu un grand mystique, un jour c'est papa qu'on va venir brûler.
« Papa, nous sommes allés quelque part. On a dit que toi tu es un sorcier, tu nous bouffes, tu ne veux pas nous voir évoluer. » Et on brûle nos vieux comme ça. Incité par des ignorants.
Mais qui ne va pas vieillir un jour ? Nous allons tous vieillir. Surtout moi qui ai beaucoup de vidéos sur la magie et la sorcellerie. Bientôt, ça sera moi. « Oui, votre papa était Anaël. C'est un vrai sorcier. D'ailleurs, il enseignait ça lui-même. »
Parce que la mentalité du Noir est perturbée. C'est fini.
Donc, nous avons intérêt à restituer les vocabulaires, à aider les gens à changer les mentalités, à comprendre les concepts, pour que nous soyons capables de pratiquer librement notre spiritualité. Qu'on soit à l'aise comme les autres.
Agir pour l'Afrique
On ne peut pas gagner cette bataille en restant amorphe, en restant passif. Il nous faut agir.
Il faut agir pour que nos ancêtres soient fiers de nous là où ils sont partis. Que là où ils sont, ils disent : « OK, enfin on a trouvé des Africains qui ont compris finalement que nous avons été trompés. » Et ils vont nous apporter leur soutien.
Parce que nous ne serons jamais seuls. Qu'on monte ou qu'on descende, l'heure est déjà arrivée. L'Afrique va se libérer. Ça, je peux vous le dire et je peux vous le rassurer.
Si nous on a le courage de se lever, c'est parce que les maîtres nous l'ont dit. Ils nous ont dit que le temps est arrivé. Tous nos ancêtres qui étaient partis sont revenus pour que finalement on réveille l'Afrique.
C'est le temps de l'Afrique. Toi, tu ne peux pas rester en marge. Il faut que tu rentres et que tu te connectes. Parce que le courant énergétique est en train de travailler. Pour que tu dises aussi dans ce courant du changement, de la transformation : « Moi aussi, j'y ai été. Je n'ai peut-être pas été à la tête, mais j'étais le pied. Je soutenais par le derrière. » Ça déjà. Mais au moins, il faut être là.
Parce que le complot est tellement grand que tu ne peux pas l'imaginer. Une bataille que tu ne peux pas comprendre. Et les âmes qu'ils ont utilisées pour nous affaiblir, nous les maîtrisons. Même si je ne veux pas le dévoiler publiquement, nous connaissons comment ils ont utilisé.
Les deux armes de l'Occident
La première arme, c'est la religion. C'est pourquoi il faut refuser d'être religieux quand tu es Africain. Parce que cette arme est puissante.
La deuxième arme, c'est la culture. Ils ont détruit notre culture, nos valeurs culturelles, pour nous introduire les novelas, des cultures qui n'ont même pas de sens, qui n'apportent rien à nos enfants et qui leur apprennent simplement à s'embrasser. Ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas une culture.
Il faut qu'on apprenne aux gens qu'au-delà de ça, il y a des valeurs spirituelles. Et on laisse les enfants comme ça, se perdre. Ils n'ont pas de repère.
Cette violation culturelle amène à ce que nous sommes incapables de parler nos propres langues. L'Afrique n'a pas une langue commune. Quand tu te vois avec un frère africain, vous n'avez pas une langue pour dialoguer. Pourquoi ? Ça montre la division. L'esprit de division.
Il va falloir que nous nous battions pour avoir une seule langue africaine. Le lingala serait bien d'être une langue africaine commune. Le swahili serait bien d'être une langue africaine commune que tous les Africains devraient apprendre à parler.
C'est comme ça qu'on va pouvoir s'en sortir.
Nos racines
Nous devons aider nos enfants à ne pas perdre la notion de nos langues locales. Parce que c'est notre identité africaine. Nous ne devons pas perdre nos valeurs.
C'est pourquoi dans l'Ordre, nous avons cette possibilité d'utiliser la tradition Congo. Ce n'est pas parce qu'on est des Congo. Non. C'est parce que c'est une valeur spirituelle, culturelle, et une âme puissante pour renverser tout ce que l'Occident a mis dans nos têtes.
Parce qu'il nous faut avoir des racines. Nous devons maîtriser notre origine. Nous devons savoir qu'on le veuille ou non, jamais les Occidentaux ne vont contribuer à notre bonheur. C'est impossible. Jamais.
Si on n'accepte pas ça, ce sont nos enfants – parce que nous aussi, nous sommes en train de mettre les enfants. Ce sont des générations et des générations d'enfants qui continuent toujours à rester éternellement esclaves des Occidentaux.
La liberté commence par la pensée
La liberté commence par la pensée. Quand tu es libre intérieurement, tu es libre aussi extérieurement. Mais quand tu es déjà prisonnier à l'intérieur de toi, c'est fini. C'est la prison la plus dangereuse.
Parce que la prison se passe dans la tête. C'est ce que nous sommes devenus aujourd'hui : les prisonniers de notre propre croyance.
On est en prison. On n'est pas libre. On est incapable de pouvoir nous exprimer librement, parce qu'on a peur.
La peur est l'ennemi numéro 1 du progrès.
Les hommes vrais ne craignent rien. Même pas la mort. Parce que tu sais que, que tu le veuilles ou non, chaque pas dans ta vie est un pas vers la mort. Que tu montes ou que tu descendes, tu finiras par partir.
Alors, pourquoi avoir peur de ce qu'on connaît déjà ?
C'est pourquoi il faut être un mystique. Tu ne vas pas dire « J'ai pas peur de mourir, j'ai pas peur. » Non. Il faut que tu maîtrises d'abord l'autre monde. Tu vas comprendre que la mort est une illusion. Donc ce n'est pas un problème. Et la peur va disparaître d'elle-même.
Sortir de la simple croyance
Il faut sortir simplement de la simple croyance et de la répétition des mots pour rentrer dans ce qu'on appelle la pratique vraie.
C'est celle-là que je veux que les gens soient en pratique. Quand tu fais ton mysticisme, tu sais que je fais du mysticisme. Quand tu dis à quelqu'un « Je suis un mystique », c'est que tu ne t'amuses pas.
Si la personne fait des erreurs, tu dis : « Écoute, je vais te faire une expérience. » Et tu frappes pour qu'il comprenne qu'on ne joue pas avec la vie d'un mystique. Mais après, tu dois le pardonner – de peur que tu puisses le détruire. Mais tu montres simplement par cette âme que je peux t'éduquer.
C'est important pour d'abord ta propre protection, pour la protection de tes enfants, pour la protection de ta famille. Ce qui va commencer chez toi et dans la famille pourra s'étendre au clan. Et le clan peut s'étendre au continent.
Demain, on peut espérer avoir une Afrique enfin libre.
Le bonheur de la communauté
Dieu n'a jamais été responsable de nos malheurs, de nos problèmes, de nos situations. L'erreur provient du fait que nous ne comprenons pas les lois spirituelles.
La science mystique, par l'OJVS et par tout ce que nous faisons, nous aidera à être en mesure de pouvoir vivre le vrai bonheur – le bonheur d'abord de la communauté.
Avant de chercher ton bonheur propre, il faut chercher d'abord le bonheur du groupe.
Voilà pourquoi on est l'Ordre du Groupe des Veilleurs Silencieux. Le groupe d'abord. Si le groupe est béni, si le groupe est élevé, si le groupe a le bonheur, c'est toi qui trouveras ton bonheur à l'intérieur de l'harmonie du groupe.
Mais quand le groupe n'est plus, il est divisé, il est séparé, toi aussi tu vas souffrir. C'est comme ça.
Ton bonheur dépend du bonheur de la communauté, du bonheur du groupe. Plus tu renforces le groupe, plus le bonheur va.
La symbolique du feu
C'est ce que nous faisons avec le feu. La symbolique du feu, c'est quoi dans la tradition ? Chacun vient avec un morceau de bois. Si vous éloignez les morceaux de bois, le feu s'éteint. C'est comme ça qu'on détruit la communauté.
C'est comme ça qu'on a détruit l'Afrique. On a retiré des gros bois de l'Afrique. Et le feu s'est éteint. Aujourd'hui, l'Afrique n'est plus. Ce n'est que des individus séparés.
Il faut faire quoi ? Il faut réunir les Africains. Il faut qu'il n'y ait pas de frontières entre les peuples africains.
Quand je quitte, je vais en Côte d'Ivoire, je dois me sentir chez moi. Quand un Ivoirien quitte, vient en RDC, il doit se sentir chez lui. Quand je quitte ici, je vais au Mali, il faut que je me sente chez moi. Quand un Malien vient ici au Congo-Brazzaville, il faut qu'il se sente chez lui.
Aujourd'hui, c'est le contraire. Tu as peur d'être dans ton propre pays, dans un pays africain. Pourquoi tu es traité d'étranger dans un pays africain ?
Il faut qu'on arrête ça. Il faut qu'on fasse comprendre à nos enfants qui sont en train de venir : quand tu vois un Ivoirien, un Nigérien, un Béninois, un frère congolais de la RDC, il faut te dire que c'est ton frère, c'est ta sœur. Accueille-le.
Appliquer la force
Il est maintenant tant qu'on applique la force pour remettre les gens en ordre. Parce que c'est pas possible.
Quand vous avez le feu, l'égrégore, les maîtres de la lumière se retirent. Quand les maîtres se retirent, vous devenez qui ? Zéro. Que des bâtiments qui restent.
Pourquoi ? Parce que l'enseignement n'est pas vécu avec sincérité. Quelle est la spiritualité qu'on va faire ?
La spiritualité passe par la sincérité du cœur. La spiritualité passe par le bonheur de la famille. La spiritualité passe par le bonheur de l'autre, l'accueil de l'autre, la chaleur de l'autre.
C'est ce qu'on appelle la bienveillance active. Quand tu vois l'autre, s'il souffre, tu souffres avec lui.
L'esprit fraternel
Il y a beaucoup de comportements dans la société où tu dis : « Mais est-ce que les gens comprennent ce qui se passe ? »
Quand tu en as une personne, il y en a pour toutes les personnes. Si j'ai 10000 FCFA, on va partager 100 FCFA, 100 FCFA, 100 FCFA. C'est ça l'esprit fraternel.
Mais dans une communauté, vous êtes ensemble. Il y a quelqu'un qui meurt de faim. Et toi, tu as la possibilité de faire quelque chose, tu fermes les cœurs. Ça, ce n'est pas gentil.
L'OJVS doit bannir ça. L'Ordre doit chasser ça.
S'il y a des gens qui vont se comporter de cette manière, je le dis et je le répète haut et fort. Je suis le vénérable grand maître Anaël, fondateur de ce groupe et de l'Ordre. Quand je vais m'asseoir, invoquer, faire des appels, tu subiras.
Je dis là, tu subiras, qui que tu sois. Parce que je sais ce que je fais.
La mission de l'Ordre est une mission d'harmonie, de bonheur, de compréhension, de fraternité véritable.
L'amour au centre
Je payerai ma vie pour que l'Ordre puisse incarner l'amour vrai. Parce que quand cet amour sera au centre de notre action spirituelle, nous serons assistés par des veilleurs silencieux. Nous serons assistés par des êtres que vous ne connaissez pas.
Quand ces êtres-là descendent, il n'y a pas quelqu'un qui peut leur résister. Parce que je les connais. J'ai eu le bonheur de les rencontrer.
Mais quand vous menez les habitudes du dehors au sein de ce mouvement, je le dis et je le répète encore : faites attention. Ça vous coûtera cher.
Je le dis aussi au monde entier qui m'écoute. C'est qu'à cette heure où nous parlons, nous ne sommes plus seuls. Il y a des forces qui nous animent, des intelligences qui nous dirigent.
Si les gens continuent à être une barrière pour l'évolution de l'Afrique, qu'ils sachent que sur le plan spirituel, ils seront affaiblis. Et nous saurons comment les affaiblir.
Que le cosmique vous bénisse
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