savoir vouloir OSÉ se taire

L’homme au bon cœur : 13 ans de mariage, 4 enfants, et la sorcellerie cachée derrière

Accidents, pertes financières, trahison familiale… jusqu’au jour où l’un de ses enfants avoue tout

HISTOIRE MYSTIQUE

Diomandé Douan

5/9/20264 min read

Introduction : un homme gentil, une histoire déchirante

Aujourd’hui, je vais vous raconter l’histoire d’un monsieur. Un homme très gentil. Je vais l’appeler Albert, l’homme au bon cœur.

Albert vit en Europe. Il travaille dur, honnêtement. Il a eu un enfant avec une femme blanche, mais son rêve était d’épouser une Africaine, une femme de chez nous.

Un jour, il part en vacances et rencontre une jeune dame que je vais appeler Sarah. Avant cette rencontre, Albert avait bien investi : deux camions bennes (pour ramasser le sable), des bâkas (les Ivoiriens connaissent), deux ou trois taxis communaux. Il avait du bien.

Il tombe amoureux, entame une relation. Sarah reste à Abidjan, Albert retourne en Europe pour travailler. Il envoie l’argent, elle gère la recette des véhicules.

Ils auront quatre enfants.

La lente descente : ventes, pressions et dettes invisibles

Au fil du temps, Sarah propose de vendre tous les biens d’Albert – camions, bâkas, taxis. Ses arguments ? « Tes parents ont trop les yeux dessus. » Sauf que son père et sa mère sont décédés. Albert s’interroge, mais il accepte par amour.

Sarah ajoute : « On va racheter ensemble, comme ça ce sera à nous deux. »

Ils vendent. Le mariage légal a lieu. Albert dépense tellement qu’il se retrouve avec presque rien. Pendant la cérémonie, Sarah lui réclame le remboursement d’une simple baguette de pain. C’est une amie à elle qui lui prêtera de l’argent pour terminer son séjour.

Albert revient en Europe, se reconstruit, achète un bulldozer. Un engin qui rapporte normalement 250 000 FCFA par location. Mais Sarah le convainc de lui envoyer tout l’argent. Lui envoie en plus 250 000 FCFA par mois pour la maison et les enfants.

Le bulldozer part travailler dans un pays voisin. La société qui le loue ne paie pas. Procès. Puis l’engin tombe en panne. Il faut le vendre. Des acheteurs sérieux se présentent, mais le bulldozer est finalement bradé à 5 millions.

Albert demande à Sarah de lui renvoyer 2 millions pour rebondir. Elle le fait tourner en rond. Il insiste. Elle finit par envoyer l’argent… mais le reste, introuvable.

Un jour, Albert lui dit : « Toi, tu es vraiment la base de mes malheurs. »

Sarah répond : « Ce n’est pas moi. Dans notre famille, il y a la sorcellerie. C’est mon petit frère Vincent. Il faut le chasser. »

Albert refuse : « Il est avec nous depuis 13 ans, il éduque mes enfants. On ne le chasse pas, on le fait délivrer. »

La rencontre avec un homme de Dieu et l’accident mystérieux

Albert cherche sur Internet, trouve un homme de Dieu. Il propose à Sarah d’aller le voir. Elle refuse : « Ils te demanderont des millions, ça ne sert à rien. »

Albert ne dit rien. Il prend un billet d’avion. Le dernier jour de travail avant ses vacances, il va boire un café avec des collègues.

Soudain, deux jeunes filles se battent. L’une casse une bouteille et fonce sur lui. Pour se protéger, il lève la main : la bouteille lui sectionne le doigt. Pompiers, hôpital, recousage.

Le lendemain, il doit voyager. Il signe une décharge et part quand même à Abidjan.

Mais là-bas, il est trop malade. Il ne peut pas aller voir l’homme de Dieu. De retour en Europe, il l’appelle, reçoit des prières à distance.

Un dossier de regroupement familial pour l’un des enfants bloque depuis longtemps. Grâce aux prières, il finit par aboutir. Mais quand il faut payer le billet, Sarah dit ne pas avoir l’argent. Albert se saigne pour payer.

L’enfant arrive en Europe.

L’enfant parle : des aveux glaçants

L’enfant va chercher à faire pipi, puis dans la chambre. Il semble connaître la maison. Albert lui demande : « On dirait que tu connais déjà ? »

L’enfant répond : « Papa, la nuit, on vient ici avec maman. Elle nous fait venir. On connaît tout. »

Les aveux s’enchaînent : les quatre enfants ont été initiés à la sorcellerie par leur mère. Tous sont sorciers – la mère, les quatre enfants et l’oncle Vincent. Six personnes dans la même maison.

L’enfant explique : le soir, la mère prend un écran (un tableau), elle montre la maison d’Albert en Europe, et ils se téléportent. Ils entrent, ils gardent, ils contrôlent.

L’accident où la bouteille a failli poignarder Albert au cœur ? C’était pour l’empêcher d’aller voir l’homme de Dieu. Sa protection divine l’a sauvé : seule son doigt a été touché.

Depuis que le père prie avec l’homme de Dieu, quand la mère localise la maison, elle voit qu’elle est encerclée par le feu et des anges. À chaque tentative, les anges frappent, et ils repartent.

L’enfant avoue tout au téléphone devant sa mère. Elle nie, crie au mensonge, mais l’enfant ne cède pas.

Le retournement : la pression familiale et la dédite

La grande sœur (la fille d’Albert avec la femme blanche) vient chercher son petit frère pour quelques jours de vacances. Quand l’enfant revient, il dit à son père :

« Papa, ce que je t’ai dit l’autre fois, ce n’est pas vrai, j’ai inventé. »

Albert consulte l’homme de Dieu. Ce dernier lui dit de prier à nouveau. Après la prière, l’enfant revient sur sa dédite et avoue :

« Ce que j’ai dit est vrai. Maman nous a tous initiés. On doit te tuer. Chez ma grande sœur, il n’y a pas de protection. Elle m’a fait pression pour que je me dédise. Mais oui, maman est dans la sorcellerie. »

La question finale : jusqu’où l’amour peut-il pardonner ?

Albert rappelle Sarah à Abidjan. Treize ans de mariage, quatre enfants. La femme qu’il a aimée a été déformée par les maternités, dit-il, mais aussi par la sorcellerie.

Il lui pose une seule condition :

« Va chez l’homme de Dieu. Fais ta délivrance. Si tu acceptes, nous continuons notre couple ensemble. Si tu refuses, je ne peux plus continuer. »

Il est prêt à la jeter, à se remarier. Mais il a aimé. Il lui laisse une porte.